Les romans d’ici qu’on a adorés

1 décembre 2017

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Dire qu’on a lu beaucoup de livres cette année est un euphémisme. On a croulé – pour notre plus grand plaisir – sous des tonnes de bouquins provenant d’ici et d’ailleurs. Ainsi, au courant de cette rétrospective culturelle de l’année 2017, nous vous proposerons entre autres une pléthore de coups de coeur littéraires. Sortez tout de suite un papier et un crayon, puisque l’on est convaincu que vous voudrez prendre des notes pour votre prochaine visite en librairie!

Nous espérons fortement qu’il y a de la place sur votre table de chevet, car ces 10 romans canadiens publiés en 2017 méritent de s’y retrouver.

Pour découvrir ce qui s’est passé dans le domaine culturel au cours de la dernière année, consultez notre rétrospective culturelle chaque jour jusqu’au 26 décembre.

Sur une photo en noir et blanc, deux jambes sortent de l'eau.

Marée montante – Charles Quimper (Alto)

On dit souvent qu’il ne faut jamais perdre des yeux son enfant, une tragédie pouvant survenir en quelques secondes. C’est ce qui se produit dans ce court premier roman. Une fillette emportée par les eaux lors d’une sortie familiale, un père dévasté par cette fraction d’inattention qui bouleversera dès lors son quotidien. Un récit empli d’une poésie océanique puissante et fragile à la fois. Un condensé d’émotions qui rend hommage à ceux qui nous quittent trop tôt. 

 

 

 

abattre la bêteAbattre la bête – David Goudreault (Stanké)

Parce qu’il fallait inévitablement que la cavale de la Bête soit enrayée, que toute cette noirceur, cette agressivité et ce mal s’éteignent. Après La bête à sa mère (2015) et La bête et sa cage (2016), David Goudreault apposait cette année le point final à sa trilogie avec Abattre la bête paru au printemps dernier. Une épopée renversante du premier tome jusqu’à la toute dernière page. Un divertissement littéraire hors du commun!

 

 

 

 

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Les inquiétudes et Les certitudes, l’année noire – Jean-Simon DesRochers (Les Herbes rouges)

Il faut avoir le coeur solide pour plonger dans l’année noire que propose Jean-Simon DesRochers. La misère humaine fait office de personnage principal dans un banal quadrilatère de l’est de Montréal. Elle se glissera à travers toutes les portes, les brèches des murs ou les embrasures des fenêtres. Personne ne sera épargné à la suite de la disparition du petit Xavier Boutin-Langlois… Une lecture qui fait mal, oppresse dès les premières lignes et qui, pourtant, fascine.

 

 

 

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C’est le coeur qui lâche en dernier – Margaret Atwood / Traduit par Michèle Albaret-Maatsch (Robert Laffont)

L’auteure de La Servante écarlate surprend à nouveau avec cette dystopie prenant place dans une Amérique durement frappée par une grave crise économique. Touchés par ce krach, Stan et Charmaine n’ont plus rien à perdre, sinon leur vieille bagnole. Ils décident ainsi de s’enrôler dans le projet Consilience afin de retrouver une qualité de vie satisfaisante. Un mois sur deux, ils travaillent et dorment dans leur demeure. Les 4 semaines suivantes se déroulent cependant enfermés en prison, et ainsi de suite. Un système économique étonnant… qui renferme évidemment son lot de surprises!

 

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(Sainte-Famille) – Mathieu Blais (Leméac)

En trois temps, Mathieu Blais invite le lecteur à découvrir la déchéance de Thomas Saint-Jacques, un homme violent et alcoolique. Après avoir été congédié de la bibliothèque municipale en raison de ses problèmes de consommation, une bouillante rage s’empare de lui. Sa femme racontera cette descente aux enfers, tandis que son fils agira afin d’élever sa famille sur le droit chemin. Une histoire familiale dure, violente et étouffante. Une écriture puissante, acérée et prenante.

 

 

 

Couverture du roman Manikanetish, de couleur bleu pâle avec des cocottes de pins et des feuilles jaunes. Manikanetish – Naomi Fontaine (Mémoire d’encrier)

Yammie décide de tout quitter afin de retourner vivre dans la communauté innue de son enfance à Uashat, sur la Côte-Nord. Après quinze années d’absence, elle s’y sent comme une étrangère. Elle y enseigne le français et apprend, grâce à ses élèves, à mieux connaître les forces innées des membres de sa communauté et les défis qu’ils doivent relever. Une très belle immersion dans la communauté innue qui permet de mieux comprendre les enjeux sociaux auxquels font face les Autochtones. Un livre qui se lit d’un trait, d’un même souffle!

 

 

tangvaldTangvald – Olivier Kemeid (Gaia)

Le dramaturge Olivier Kemeid réussit sa première traversée vers l’univers romanesque grâce à Tangvald, une histoire qu’il portait en lui depuis plus de 20 ans. Sa rencontre avec le navigateur norvégien Peter Tangvald durant sa jeunesse l’ayant profondément marqué, il a couché sur papier ce qu’il a imaginé être la vie de cet aventurier marin. Si cet homme a profité de sa liberté afin d’effectuer à maintes reprises le tour du globe sur son embarcation construite de ses mains -et sans jamais y attacher le moindre moteur,-  on comprend qu’il a dû faire de nombreux sacrifices pour y parvenir.

 

 

 

 

1646-v-le-corps-des-betesLe corps des bêtes – Audrée Wilhelmy (Leméac)

Les attentes étaient immenses pour ce troisième roman d’Audrée Wilhelmy. Après les excellents Oss (2011) et Les sangs (2013), que nous réserverait cette auteure de grand talent? Vous comprenez que si elle se retrouve dans cette liste, c’est qu’elle n’a pas raté son coup. Depuis son plus jeune âge, Mie arrive à emprunter le corps des bêtes -mammifères, insectes, oiseaux, poissons- qui l’entourent. Ces voyages lui permettent d’assouvir son insatiable curiosité, tout en faisant émerger de nouveaux questionnements. D’ailleurs, elle connaît la sexualité des animaux, mais qu’en est-il de celle des humains? Un roman dépaysant qui sent la terre humide, la gomme de sapin et l’air salin.

 

 

 

Le sous-majordome – Patrick De Witt (Alto)sous-majordome

Parce que notre sélection des meilleurs romans de l’année s’avère particulièrement sombre cette année, sachez que quelques romans plus lumineux sortent du lot. C’est le cas de ce titre signé par un auteur originaire de Vancouver. On y fait la rencontre d’une galerie de personnages hallucinante, mettant entre autres en scène Lucy, quittant son village natal pour un nouvel emploi au château d’Aux. Un conte pour adultes qui plonge le lecteur dans un monde farfelu et coloré! 

 

 

 

souffler dans la cassetteSouffler dans la cassette – Jonathan Bécotte (Leméac)

D’abord, un titre qui ramène instantanément certains lecteurs vers un passé pas si lointain. Ensuite, un court récit poétique sur l’amitié masculine qui nous plonge dans une douce nostalgie. Finalement, un premier roman juste et vrai dressant un portrait touchant du premier chagrin d’amour.  Pur et beau. Nous suivrons la carrière de Jonathan Bécotte avec attention. 

 

 

 

 

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Et vous, quel roman d’ici avez-vous adoré cette année?

Rédigé par Alex Beausoleil

ICI ARTV (295 billets)

L'équipe éditoriale d'ARTV rédige des billets liés à la programmation de la chaîne, mais également des billets à plusieurs mains, sur différents sujets.

Vos commentaires

  1. Le cri des oies de Joanne Gauthier n’est pas seulement un coup de coeur, mais aussi l’avènement d’une auteure qui a un talent remarquable. La qualité de son style, heureux mélange de modernité et de classicisme, la place parmi les révélations de la rentrée littéraire de l’automne 2017.

    Commentaire de Michel Blain
  2. L’ordre du méchoui. Lionel Noël. Un périple original à travers l’histoire du 20ème siècle vu au travers du regard d’un maître rôtisseur.

    Commentaire de Louis Gosselin
  3. Merci pour cette superbe suggestion lecture!

    Commentaire de ICI ARTV
  4. Mon roman préféré en 2017 est Affaires privées de Marie Laberge

    Commentaire de Jacinthe Gauthier
  5. De l’auteure Maryline Fortin, Le potager publié à Québec Amérique. Un superbe livre post apocalyptique d’une famille et de son désiré de s’en sortir malgré la maladie et la mort tout autour…

    Commentaire de Anne
  6. L’Ordre du méchoui, le roman historique inspiré des cuisines et rédigé magistralement par Lionel Noël.

    Commentaire de Miryam Moriamé
  7. « Hollywood » de Marc Séguin. Une histoire « tressée » serrée qui aurait pu nous perdre mais qui, avec cette écriture concise, poétique et d’une beauté à pleurer, il boucle cette histoire en quelques 170 pages. Du bonheur.

    Commentaire de Mona Gagné
  8. Des fleurs pour ta première fois de Guillaume Morrisset. Cet auteur a été ma plus belle découverte de l’année

    Commentaire de Micheline Comeau
  9. Beaucoup de coups de coeur cette année! Borealium tremens du jeune auteur Mathieu Villeneuve
    Le poids de la neige et Le fil des Km de Christian Gay-Poliquin
    L’habitude des bêtes de Lise Tremblay et plusieurs autres.
    J’ai découvert la littérature québécoise cette année. Vraiment très heureux !

    Commentaire de Yves Lanteigne
  10. L’ordre du méchoui de Lionel Noël éditions Tête Première est un roman humaniste inspiré par la cuisine. Il aurait mérité de figurer au top 5. Le périple de ce maître cuisinier traversant le 20ème siècle est tout simplement hallucinant.

    Commentaire de MC Pouillot
  11. Les orphelins du bout du monde de Harmony Verna .
    Pour toi Abby tome #1 Dominique Lavallée ( les deux du bonbon )

    Commentaire de josette bisson
  12. moi celui que j’ai aimé cette année le murmure d’un cri de Patrick Hamel.Excellent roman policier et du même auteur La ruelle tout aussi excellent.

    Commentaire de celine tremblay
  13. le roman policier Une balle, un sourire de Jean-Jacques Pelletier.

    Commentaire de Lorraine Bourassa
  14. BOMBARDIER, Denise. Plus folles que ça, tu meurs.

    Commentaire de Louise-Laurence Larivière
  15. Un excellent roman qui figurait d’ailleurs sur notre liste des meilleurs romans l’année dernière!!
    http://blogue.artv.ca/2016/12/livres-quebecois-2/

    Commentaire de ICI ARTV
  16. Le plongeur

    Commentaire de jean Bernard Fournier
  17. Conversation avec un enfant curieux de Michel Tremblay

    Commentaire de Denise Lalonde
  18. L’ordre du méchoui édition Tête Première de l’auteur Lionel Noël. Un voyage extraordinaire et historique dans l’univers de la rôtisserie.

    Commentaire de Richard Migneault
  19. Nous étions le sel de la mer

    Commentaire de Sylvie de P.
  20. Abattre la bête de David Goudreault
    Manikanetish de Naomi Fontaine
    L’Habitude des bêtes de Lise Tremblay
    La famille du lac de Gilles Côté

    Commentaire de HELENE BRADET
  21. La chaleur des mammifères de Biz

    Commentaire de Anna Belleau
  22. 1) Taqawan d’Éric Plamondon
    2) L’habitude des bêtes deLise Tremblay
    3) Le Palais de la fatigue de Michael Delisle
    4) Marée montante de Charles Quimper
    5) Eux de Patrick Isabelle

    Commentaire de Patrick Martel
  23. L’habitude des bêtes de Lise Tremblay

    Commentaire de Pascale
  24. LE PEINTRE D’AQUARELLES de Michel Tremblay. D’un couvert à l’autre sans respirer. Quelle description de la maladie mentale! On est dans la tête du héros, oui mais le sommes-nous vraiment ou sommes-nous témoins? En tout cas on est aussi dans la tête de Michel Tremblay qui a su par des mots simples nous faire comprendre quelque chose de compliqué. Un chef d’oeuvre.

    Commentaire de Carmen Avard
  25. Manikanetish de Naomi Fontaine (Mémoire d’encrier)

    Commentaire de Ariane Pepin-Bergeron
  26. tangvald tres bon merci

    Commentaire de jean-claude gazaille
  27. Merci d’avoir pris le temps de nous écrire Suzie!
    Nous corrigeons à l’instant cette faute de frappe.

    Nous sommes heureux de savoir que le livre vous a plu!

    Commentaire de ICI ARTV
  28. Bonjour,

    Tangvald – Olivier Kemeid (Gaia) est mon roman canadien préféré et je voudrais signaler la faute d’orthographe dans le paragraphe qui suit : vous avez écrit « Kermeid » avec un R à la place de « Kemeid »

    Le dramaturge Olivier Kermeid réussit sa première traversée vers l’univers romanesque grâce à Tangvald, une histoire qu’il portait en lui depuis plus de 20 ans. Sa rencontre avec le navigateur norvégien Peter Tangvald durant sa jeunesse l’ayant profondément marqué, il a couché sur papier ce qu’il a imaginé être la vie de cet aventurier marin. Si cet homme a profité de sa liberté afin d’effectuer à maintes reprises le tour du globe sur son embarcation construite de ses mains -et sans jamais y attaché le moindre moteur,- on comprend qu’il a dû faire de nombreux sacrifices pour y parvenir.

    Commentaire de Suzie
  29. Abattre la bête

    Commentaire de Chantal Turcotte
  30. Le châiment de Clara de Sergine Desjardins

    Commentaire de Linda
  31. Mon coup de cœur pour cette année est le polar de Daniel Lessard, La Louve aux abois. C’est un excellent roman policier dont l’intrigue se passe dans la région d’Ottawa. Cela ferait un très bon film et j’espère que cela arrivera bientôt.

    Commentaire de Lorraine Desmarais

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