Un mouvement littéraire qui saura vous transporter

1 mai 2017

Plusieurs usagers du transport en commun sont des lecteurs. Après tout, quelle bonne façon de profiter de ce moment de transition entre la maison et le boulot, l’école ou toute autre destination! C’est un luxe que les automobilistes ne peuvent se permettre. Et honnêtement, ça fait un bien fou de s’offrir ces quelques minutes en face à face avec un bon livre! Dans l’esprit de ces instants de lecture, le mouvement Livres dans le métro est tout récemment né à Montréal.

Livres dans le métro, s’inspire de Books on the Underground (qui a vu le jour à Londres) pour faire la promotion de la littérature. En déposant régulièrement des livres dans le métro, cette initiative permet aux usagers des transports en commun de les trouver et de les lire gratuitement. Par la suite, les lecteurs sont invités à replacer le livre qu’ils ont trouvé à l’endroit de leur choix, afin que d’autres puissent en bénéficier. Une véritable bibliothèque souterraine! Partout à travers le monde, on appelle Book Fairies (Fées des livres), les personnes qui organisent ces dépôts de livres dans les lieux publics. Tout cela est possible grâce à la collaboration des éditeurs et des auteurs qui croient en cette ingénieuse façon de promouvoir la lecture. Si le mouvement s’est installé à Montréal en décembre 2016, les villes de New York, Washington, Chicago et Sydney ont elles aussi succédé à la ville de Londres au cours des dernières années. Aujourd’hui, on peut tomber sur un livre caché dans le métro dans environ 25 pays différents.

Livres dans le métro a été instauré à Montréal par Audrée Archambault, la jeune femme derrière le blogue Elle M et la chaîne Youtube Elle M Bouquiner. L’idée de commencer ce projet a germé dans son esprit après avoir vu des articles concernant la célèbre actrice Emma Watson qui avait caché des livres dans le métro de Londres puis de New York, l’automne dernier.

Emma Watson

Crédit: Books on the underground 

Un peu plus tard, Audrée a eu une «illumination» alors qu’elle faisait le tri dans ses livres. Il faut savoir qu’elle n’a pas l’habitude de garder tous ses livres, puisque sa bibliothèque est réservée pour ses grands coups de coeur.  Elle donne facilement aux gens de son entourage les livres qu’elle ne souhaite pas conserver. Soudainement, elle s’est dit qu’elle pouvait réutiliser les envois de presse des maisons d’édition, reçus pour sa chaîne Youtube, en les déposant dans le métro! Ainsi elle avait l’impression de donner au suivant.

La visibilité qu’Audrée a acquise avec sa chaîne Elle M Bouquiner a été un avantage afin de démarrer le tout. Dès qu’elle a mentionné ce projet aux relationnistes de presse des maisons d’édition avec qui elle était en contact, elles ont tout de suite embarqué et Audrée s’est mise à recevoir des boîtes et des boîtes de livres, avant même d’avoir annoncé officiellement le projet sur les réseaux sociaux. Ce sont ces partenariats qui font le succès de cette initiative! De plus, de belles collaborations peuvent survenir. Précédemment, Livres dans le métro a eu l’occasion d’organiser des dépôts spéciaux en lien avec les films Ça sent la coupe et Fantastic Beasts and where to find them ou avec le club de lecture Our shared shelf à l’occasion de la Journée internationale des Femmes. Et pour procéder aux dépôts de livres dans les différentes stations de Montréal, Audrée a créé des autocollants expliquant aux usagers ce mouvement de partage et de découvertes littéraires. De plus, elle y invite ceux qui trouvent un livre à communiquer leurs trouvailles sur les réseaux sociaux grâce au mot-clic #livresdanslemétro.

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Crédit: Instagram – Livres dans le métro 

Éventuellement, la fondatrice de Livres dans le métro aimerait offrir la possibilité de commander des autocollants à faible prix afin que les citoyens montréalais puissent eux aussi partager leurs livres. D’ici là, Audrée aura de l’aide de futures «fées des livres» pour l’aider à déposer des exemplaires dans la ville.  Si l’idée semble simple à réaliser, elle demande beaucoup de travail. Il ne suffit pas de déposer un livre n’importe où. En plus de les étiqueter et de choisir un emplacement, il faut annoncer le tout sur les réseaux sociaux, prendre des photos sur place, les publier sur les différents réseaux. Puis, finalement, il faut rester près des livres déposés afin de s’assurer qu’ils soient trouvés, et ainsi éviter des pertes. Ça peut sembler contraignant de devoir rester près des livres, mais selon Audrée Archambault, c’est très excitant d’observer une personne qui trouve un livre, de voir sa réaction. C’est sa partie préférée de toute l’aventure!

 livres dans le métro 3
Crédit: Instagram – Livres dans le métro. 

C’est vraiment formidable de promouvoir la lecture de cette façon. Mais quand est-il des gens qui n’habitent pas à Montréal? Ce mouvement s’est installé dans les villes où il y a des métros, ainsi au Canada, on peut trouver des livres à Montréal et à Toronto seulement. Vancouver devrait suivre incessamment. Mais ce système pourrait très bien s’installer dans les réseaux d’autobus et dans les abribus un peu partout au pays. C’est aux citoyens de s’approprier ce mouvement. La blogueuse Julie lit au lit / La lectrice philanthrope l’a bien fait lors de la Saint-Valentin 2017. Elle a invité tout le monde à donner un livre, neuf ou usagé, car elle croit que la distribution de livres fait sortir le meilleur des gens. De son côté, elle a distribué des livres gratuitement dans les villes de Québec et Lévis. Donc, que ce soit sur un banc de parc, une rampe de métro ou le siège d’un autobus, trouver un livre et partager sa passion de la lecture avec les inconnus autour de nous, ça peut apporter des sourires et beaucoup de bonheur.

Et vous, où aimeriez-vous trouver un livre à partager?

Katia Landry (32 billets)

Katia est une passionnée d'arts et de culture. Après avoir étudié l'art dramatique au Cégep, elle s'inscrit en Stratégies de production culturelle et médiatique à l'UQÀM. C'est ainsi qu'elle atterrit chez ICI ARTV dans le cadre de son stage de fin d'études. Curieuse de voir tout ce qui se fait au théâtre, en cinéma et en télé, Katia se garde aussi du temps pour explorer toutes les autres formes artistiques. Si seulement les journées pouvaient être plus longues afin de pouvoir écouter, voir, lire et écrire davantage!

Vos commentaires

  1. Bonjour Damien,

    Nous vous recommandons de contacter directement le groupe Livres dans le métro pour toutes questions concernant le projet : https://www.facebook.com/livresdanslemetro/

    Bonne journée!

    Commentaire de Alex Beausoleil
  2. Bonjour, je suis un auteur. J’aimerai savoir comment recevoir les étiquettes, concernant les livres dans le métro?

    Merci de me répondre.

    Commentaire de Damien Larocque

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