10 films à ne pas manquer aux RVCQ

17 février 2017

Amoureux du cinéma québécois, il est maintenant (enfin) venu le temps de votre festival favori de l’année! Les Rendez-vous du cinéma québécois se tiendront du 22 février au 4 mars prochain. Pour cette 35e édition, pas moins de 340 films seront présentés, dont 111 premières. 

Avis à ceux qui ne pourront se déplacer à Montréal pour voir ces films, le festival offre pour la quatrième année le volet 4 écrans qui permettra à tous les cinéphiles de voir les œuvres présentées, peu importe leur localisation. En effet, les films seront entre autres disponibles à la location sur le site du festival et plusieurs courts-métrages seront offerts gratuitement sur ICI Tou.tv.

Bien que l’on aimerait avoir le temps d’aller voir ces centaines d’oeuvres en salle, nous avons fait une petite sélection des 10 longs-métrages de fiction et documentaires qui retiennent le plus notre attention.

En cavale – Mathieu Arsenault

Il y a dix ans, le réalisateur Mathieu Arsenault faisait la connaissance de Simon dans le cadre d’un programme de jumelage bénévole organisé par le Dr Julien. Ce dernier a été placé dans un centre jeunesse à la suite du décès de sa mère. Durant 48 mois, le réalisateur a filmé le quotidien de ses premiers mois d’insertion en société. Il a fait de même avec Philippe-Olivier et Scoobey, deux autres garçons ayant vécu dans ces centres par le passé et qui tentent de faire leur bout de chemin depuis. Ce documentaire propose donc une incursion intime dans la vie de ces jeunes adultes qui ont longtemps flirté avec la délinquance et qui espèrent aujourd’hui s’en sortir.

Miséricorde – Fulvio Bernasconi

Sur la route du retour après un séjour de pêche au Québec, Thomas, un enquêteur de police suisse, découvre le corps de Muk, un jeune Amérindien victime d’un délit de fuite. Plutôt que de retourner chez lui, il promet à la mère du défunt de retrouver le chauffard. Réalisé par le Suisse Fulvio Bernasconi (Fuori dalle corde, Voie de garage, Bad trip to Mars), le film met entre autres en vedette Jonathan Zaccaï, Evelyne Brochu, Charli Acouette et Daniel Gadouas. Prenant place dans les paysages du Nord québécois,  ce road movie s’annonce sombre et très intense.

Le dernier souffle, au coeur de l’Hôtel-Dieu de Montréal – Annabel Loyola

L’Hôtel-Dieu de Montréal s’apprête à fermer ses portes après 375 ans d’existence. C’est en effet en 2017 que son remplacement par le nouveau CHUM doit avoir lieu. La documentariste Annabel Loyola s’est entretenue avec des patients et des employés  afin de retracer l’histoire de cet établissement, fondé par Jeanne Mance, qui a été l’un des premiers hôpitaux au Canada. Une oeuvre sur notre patrimoine qui arrive en salle au même moment où la métropole célèbre elle aussi son 375e anniversaire.

Tuktuq – Robin Aubert

Arrivé avec plein de bonnes intentions, un caméraman envoyé au Nunavik par le gouvernement libéral se rend compte que sa mission, au départ à caractère social, a des visées plutôt économiques. Alors qu’il se retrouve à l’avant et à l’arrière de la caméra, Robin Aubert propose une exploration poétique des us et coutumes des habitants des Premières Nations. Nous sommes déjà envoûtés par les images de la bande-annonce, époustouflés devant ses paysages qui sont si loin de notre quotidien.

Histoire hippie – Jean-André Fourestié

En 1966, Martin, un papa hippie, décida d’oser et de vivre sa vie comme il l’entendait. Accompagné de ses deux filles, il rejoignit la plus grande communauté hippie d’Amérique du Nord afin de suivre ses idéaux. Après toutes ces années écoulées depuis cette période de liberté, que reste-t-il de ce projet audacieux aujourd’hui? La réponse se trouve dans ce documentaire, réalisé par le Français Jean-André Fourestié, qui a colligé les témoignages de cette famille singulière.

Le cyclotron – Olivier Asselin

Paru en salle à l’automne 2016, ce suspense historique réalisé par Olivier Asselin (Un capitalisme sentimental) prend place à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une espionne est chargée de retrouver un scientifique berlinois afin de l’assassiner, ce dernier ayant découvert les secrets du cyclotron et s’étant enfui avec les plans nécessaires à la fabrication de la bombe atomique. Un seul coup d’œil à la bande-annonce permet de classer ce film comme étant une expérience visuelle différente… et probablement fort intéressante!

It’s Alright Michel – Marie-Pierre Grenier

Réalisé par Marie-Pierre Grenier, récipiendaire du prix ONF/INIS – meilleur espoir canadien en cinéma documentaire, It’s Alright Michel peint le portrait de Michel Gagnon, un transgenre de 80 ans. Si la vieillesse l’isole de plus en plus, il n’en reste pas moins un personnage vif et passionné. Toujours à ses côtés, sa chienne Sophia est un témoin privilégié de son quotidien, alors qu’il ressasse devant la caméra ses souvenirs du Red Light de Montréal ou encore de l’essor du mouvement LGBT.

Pour voir la bande-annonce du film, c’est ici.

À peau d’homme – Marie-Eve Nadeau

Depuis plus de soixante-dix ans, Jean Lepage exerce le métier de commis-voyageur. Il est un des premiers à être aller à la rencontre des communautés amérindiennes pour faire le commerce de la fourrure. Voilà qu’à l’approche de son 90e anniversaire, celui que les jeunes Amérindiens surnomment «Papy» tombe malade. La documentariste Marie-Eve Nadeau accompagne M. Lepage lors de son dernier voyage, alors qu’il ferme ses comptes et salue, pour une dernière fois, ses amis.

Ça sent la coupe – Patrice Sauvé

Max semble faire du sur-place depuis le décès de ses parents il y a sept ans. Son quotidien est une fois de plus bouleversé lorsque sa copine le quitte, blâmant entre autres sa passion démesurée pour le hockey. Nous sommes très curieux de voir l’adaptation cinématographique du roman du même nom écrit par Matthieu Simard. Cette comédie dramatique est réalisée par Patrice Sauvé (La vie, la vie, Grande Ourse, Cheech) et met entre autres en vedette Louis-José Houde, Julianne Côté et Émilie Bibeau.

Manoir – Pier-Luc Latulippe & Martin Fournier

À Sainte-Hyacinthe, tout près de l’autoroute 20, une quarantaine de personnes vivent au Manoir Gaulin, un immeuble laissé à l’abandon qui ressemble à un motel. Suite à l’achat du terrain par un homme d’affaires, ces laissés-pour-contre doivent dire au revoir à leur demeure. Les réalisateurs Pier-Luc Latulippe et Martin Fournier ont braqué leurs caméras sur ces êtres en détresse qui ne semblent pas trop savoir ce qui les attend hors de cet établissement.

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Pour connaître l’horaire et toute la programmation des RVQ, c’est ici.

* À noter à votre agenda : Lors de la Nuit blanche le 4 mars prochain, les RVCQ présenteront LA NUIT QUI FESSE!, une projection de trois films de fesses québécois … pour un public majeur et averti.

Et vous, quels films prévoyez-vous voir durant les Rendez-vous du cinéma québécois?