La cabane à sucre en dix points

25 février 2016

tireerable

Le temps des sucres arrive à grand pas! Qui sait, peut-être vous retrouverez-vous autour d’une table ou d’un bac à tire d’érable dans une cabane très prochainement. Pour enrichir les discussions que vous aurez en échangeant des plats de bines et d’omelette, voici quelques faits amusants autour de la cabane à sucre et du sirop d’érable, ainsi que des suggestions de cabanes vraiment pas comme les autres, pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.

1. Ce sont les Amérindiens qui, les premiers, ont produit du sirop d’érable. À leur arrivée en sol nord-américain, les colons français leur ont piqué la technique (et tant d’autres choses) et l’ont raffinée au fil du temps.

2. Les cabanes à sucre sont apparues au début du 19e siècle au Québec et c’est le côté rassembleur de la récolte d’eau d’érable qui a inspiré aux gens l’idée de manger ensemble dans la cabane une fois la tâche accomplie. Le menu qu’on y sert, encore aujourd’hui, est inspiré de ce que mangeait la population rurale québécoise ancestrale, c’est-à-dire : jambon, omelette, grillades de lard salé, fèves au lard, etc. Disons que l’accent n’est pas mis sur le légume vert…

3. Il existe une cabane à sucre centenaire qui s’appelle «La belle époque», située à Saint-Bernard-de-Michaudville.

4. Pour les végétariens, la sucrerie «La Pause Sylvestre» située à Dudswell propose un menu sans viande dans une charmante petite cabane en bois pouvant accueillir 22 personnes.

5. Pour les foodies, la très célèbre cabane à sucre du Pied de cochon de Martin Picard fortement conseillée pour les gourmands et bons mangeurs qui veulent découvrir un menu revisité et qui acceptent d’avoir les artères potentiellement engorgées en sortant de la place. Consolez-vous, vous pouvez repartir avec un petit sac de ce qui ne rentre plus dans votre bedaine.

6. Vous ne voulez pas ou ne pouvez pas quitter Montréal, aucun problème, la cabane vient à vous! Plusieurs options s’offrent à vous pour vivre l’expérience des cabanes à sucre urbaines dont celle de Laurent Godbout à la salle Scena du Vieux-Port, La cabane chez Jean, dans le parc Jean Drapeau et quelques camions cuisines sur la rue Wellington à la fin du mois de mars.

7. Il existe quelques cabanes à sucre au Québec qui proposent un menu halal pour accommoder les musulmans désireux de manger dans une cabane à sucre dont la cabane à sucre Paquette.

canne de sirop8. Saviez-vous quel’image qui figure sur la légendaire canne de sirop de 540 ml que tout le monde connaît résulte d’un concours de dessin organisé par le ministère de l’Agriculture en 1951? Avant l’apparition de ce fameux récipient, le sirop se vendait au gallon. Mais est-il vraiment possible d’avoir trop de sirop d’érable?

9. Le Québec fournit 74% de la production mondiale de sirop d’érable avec 13 500 acériculteurs et propose plus de 200 cabanes à sucre répertoriées. C’est un véritable trésor national!

10. Il faut 30 à 40 litres d’eau d’érable pour produire un litre de ce savoureux nectar qu’est le sirop d’érable. L’eau d’érable est chauffée jusqu’à son point d’ébullition, soit 104 degrés Celcius, et on la laisse réduire jusqu’à l’obtention de l’épais liquide ambré, or de nos forêts!

Où irez-vous vous sucrer le bec cette année?

Chantal Côté (11 billets)

La vie de Chantal, chef de production pour les services numériques d'ARTV, se résume facilement en 4 mots : mange, danse, lis... pis cours! Celle qui possède plusieurs années d'expérience comme journaliste et chef de contenu se passionne pour le flamenco depuis 20 ans. C'est avec gourmandise qu'elle dévore les petits plats qu'elle mitonne avec talent... et tous les bouquins qui lui tombent sous la dent!

Vos commentaires

  1. Merci M. Guertin, contente de savoir que votre repas de cabane à sucre sera agrémenté de sirop de chez nous, de champagne, pourquoi pas? Et des petites anecdotes ou informations complémentaires que je vous ai dénichées. Bon temps des sucres sous le soleil californien.

    Commentaire de Chantal
  2. Mon oncle Edouard faisait du sirop d’erable plaine, au lac Nipissing, jadis

    Commentaire de Joseph F. Guertin
  3. Merci pour tout ça. On passe nos hivers à Palm Springs en Californie depuis plus de 8 ans, et on organise une « cabane à sucre » ici pour nos amis. On l’a eu la semaine passé (on doit le faire en février parce qu’il fait trop chaud en mars ou avril; cuisiner les mets .. c’est CHAUD et on s’organise pour faire participer nos voisin – avec leur four et frigo !..)
    C’était notre 5e et on a reçu chez nous 25 personnes (donc 4 Canadiens). Ils ont tous hâte à l’an prochain .. et nous aussi. Je traduirai votre article pour le lire pendant notre après-midi sirop d’érable et Champagne (oui, c’est notre choix :=))

    Commentaire de richard gravel
  4. « Ce sont les Amérindiens qui, les premiers, ont produit du sirop d’érable. À leur arrivée en sol nord-américain, les colons français leur ont piqué la technique (et tant d’autres choses) et l’ont raffinée au fil du temps. » Comme on le mentionne au lien ci-après, les Amérindiens faisait un réduit avec les pierres chaudes, ce qui bien sûr a pu donner l’idée aux Français de pousser la technique plus loin.

    La vérité, c’est que les historiens ne s’entendent pas sur « l’invention » du sirop d’érable. On sait par contre qu’Agathe de Repentigny (1657-1748) faisait parvenir des bonbons de sucre d’érable à la cour de Louis XIV et que celui-ci en raffolait.
    http://www.siropderable.ca/Afficher.aspx?page=46&langue=fr

    Commentaire de Yves Petit
  5. Le format de la canne est de 540 ml et non de 591 ml…

    Commentaire de Jean-F.

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