Dix films étrangers qu’on a adorés

9 décembre 2015

L’année 2015 fut splendide pour les amateurs du septième art, n’est-ce pas? Que vous préfériez les films de chez vous ou ceux d’ailleurs, que vous choisissiez de vivre l’expérience sur grand ou petit écran, ce n’est pas le choix qui manquait!

Il y a quelques jours, on vous parlait de nos coups de coeur en matière de films américains.Un peu plus tard dans notre rétrospective, nous vous ferons découvrir la crème des films québécois parus cette année. Aujourd’hui, on vous d’excellents longs-métrages d’un peu partout à travers le globe, qu’on a pu voir sur nos écrans en 2015.

Leviathan de Andrey Zvyagintsev  (Russie)

On entend souvent parler de la Russie d’un point de vue occidental. Leviathan nous a plu parce qu’il s’agit d’un film sur les Russes, par des Russes. Il pose un regard différent sur l’incongruité de ce pays.

Ex machina de Alex Garland (Royaume-Uni)

Un jeune programmeur sélectionné pour participer à une étude révolutionnaire nous offre une incursion intrigante dans le monde de l’intelligence artificielle. La transformation d’Alicia Vikander en androïde est troublante et remarquablement bien réussie!

Force majeure de Ruben Östlund (Suède)

Mettant en scène une jeune et jolie famille suédoise en vacances dans les Alpes, ce film prend une tournure sombre à la suite d’une avalanche, même si celle-ci cause en réalité plus de peur que de mal. Au lieu de protéger sa famille lors de l’incident, le père fuit la scène… la confiance de son épouse en est ébranlée au plus haut point.Un drame psychologique qui suscitera forcément des discussions chez les couples! Le film compte par ailleurs quelques-unes des plus belles scènes d’hiver que nous ayons vues au cinéma.

Deux jours, une nuit de Jean-Pierre & Luc Dardenne (Belgique, France, Italie)

La formidable Marion Cotillard incarne Sandra dans ce plus récent film des prodigieux frères Dardenne. De retour d’un congé de maladie, elle dispose d’une fin de semaine pour rencontrer ses collègues et les dissuader de garder une prime au travail pour lui permettre de retrouver son emploi. Son interprétation est sans faille, poignante et criante de réaliste.

Sommeil d’hiver de Nuri Bilge Ceylan (Turquie, Allemagne, France)

Récipiendaire de la Palme d’or à Cannes en 2014, ce film propose des joutes verbales enlevantes et des images d’une beauté à couper le souffle. Il peut certes devenir épuisant de lire des sous-titres pendant 3h16, mais le jeu en vaut largement la chandelle surtout si, comme notre collègue, vous êtes un cinéphile un peu masochiste.

Room de Lenny Abrahamson (Irlande et Canada)

On promet déjà une pléthore de nominations aux Oscars à cette production irlando-canadienne. Pas toujours facile de voir un livre qu’on a aimé être porté à l’écran, mais celui-ci relève bien le pari de porter à l’écran le drame poignant sur le pouvoir de la résilience raconté dans le roman d’Emma Donoghue. Le jeune Jacob Tremblay offre une performance tout simplement époustouflante. Il fait d’ailleurs partie de nos révélations de l’année.

Relatos salvajes de Damián Szifrón  (Argentine, Espagne)

Mariage raté, crash d’avion, service à la clientèle merdique… Relatos Salvajes (Les nouveaux sauvages en version française) est une comédie noire absolument réjouissante. Une véritable perle cinématographique, qui propose six courtes histoires rocambolesques et franchement hilarantes.

Clouds of Sils Maria d’Olivier Assayas (France | Allemagne |Suisse)

Un film sur le passage du temps et le monde du théâtre, parfumé de nostalgie. Une femme d’âge mûr, vedette des planches, et une très jeune femme, star de films à succès, partagent l’affiche dans une pièce de théâtre. La plus jeune tient le rôle qui, des années auparavant, a fait la carrière de la plus âgée. Juliette Binoche crève l’écran et Kristen Stewart offre également une très bonne performance.

Saint-Laurent de Bertrand Bonello (France)

Saint-Laurent s’attarde à une courte période (1967-1976) dans la vie du célèbre couturier français. Le film aborde son travail, sa démarche, sa relation de couple, mais aussi les excès dans lesquels il s’enlise, en proie à une pression énorme. Intéressante réflexion sur la gloire et sa rançon. Gaspard Ulliel est superbe dans le rôle-titre.

3 souvenirs de ma jeunesse de Arnaud Desplechin (France)

Dans cette préquelle tardive au film Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle)(1995), l’anthropologue Paul Dédalus (personnage récurrent du cinéma de Desplechin, interprété ici par Mathieu Amalric) s’apprête à rentrer en France après de longues années d’absence et replonge dans ses souvenirs. Une oeuvre sophistiquée et absolument fascinante, à l’esthétique unique, qui ne ressemble à rien d’autre.

Pour en savoir plus sur la démarche entourant le choix de nos coups de coeurs culturels, on vous l’explique ici.

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Vos commentaires

  1. le film de St-Laurent m’a plu par le caractère fort du personnage et très bien interprété par l’acteur et qui donne de la crédibilité aux excès du créateur et à sa vie tourmentée.

    Commentaire de Michelle Houle

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