20 albums étrangers qu’on écoute en boucle!

12 décembre 2015

La cuvée musicale 2015 a été particulièrement riche en découvertes et en coups de coeur. Nous vous avons déjà présenté une liste d’excellents albums canadiens francophones. Le 17 décembre, nous vous parlerons des albums canadiens anglophones qui nous ont fait vibrer. Aujourd’hui, c’est le talent étranger qu’on tient à souligner!  Voici donc 20 albums venus d’ailleurs qu’on a écoutés en boucle!

Pour découvrir tous nos coups de coeur culturels, c’est par ici.

Sufjan  Stevens – Carrie and Lowell

Septième album en carrière pour Sufjan Stevens, Carrie and Lowell marque son retour au folk et à l’intériorité. Adieu, bidouillages électro et pop orchestrale majestueuse : on est dans l’intime ici, voire dans le recueillement. Le deuil, l’enfance, la folie et les amours déçues figurent parmi les thèmes centraux des textes, qui sont soutenus par des mélodies et des arrangements souvent assez minimalistes. Cette simplicité laisse toute la place à la touchante poésie et à la voix pure et poignante du talentueux artiste.

Kurt Vile – B’lieve I’m going down

Guitariste émérite qui redonne ses lettres de noblesse à l’americana, Kurt Vile frappe encore juste avec ce nouveau LP, qui nous donne envie de prendre le volant et d’avaler les kilomètres sur la Route 66. Quelques écoutes peuvent être nécessaires avant d’apprécier la complexité de certaines compositions à leur juste valeur, mais l’effort est largement récompensé. La première chanson de l’album, Pretty Pimpin, s’est hissée presque instantanément parmi nos préférées de l’artiste, tant elle est accrocheuse.

Lou Doillon – Lay Low

Elle nous avait séduit avec l’excellent Places, sur lequel elle avait travaillé avec Étienne Daho. Pour Lay Low, Lou Doillon a fait appel au chanteur Taylor Kirk de Timber Timbre. La voix profonde et rocailleuse de la jeune femme, son piano mélancolique, ses textes un peu sombres, tout cela se marie à merveille aux accents étranges et inquiétants, qu’on devine être l’apport du musicien canadien. Un disque complexe et planant, qu’on réécoute cent fois sans jamais se lasser.

Gardens and villa –Music for Dogs

Le quintette californien nous propose une synth-pop sympathique, où l’influence des années new-wave se fait résolument sentir. Un album réjouissant, accrocheur à souhait!

Follakzoid – III

Le groupe originaire de Santiago au Chili livre un électro-rock psychédélique planant dont les sonorités ne sont pas sans rappeler celles Mogwai ou Tool. Dès les premières notes, on tombe en transe, hypnotisé par ces constructions complexes un brin bizarroïdes, qui nous entraînent irrésistiblement vers un univers parallèle…

Beach house – Depression Cherry

Depression Cherry se révèle beaucoup plus planant que les deux plus récents albums du duo dream pop, qui nous avaient conquis avec leurs mélodies enivrantes. Ici, on flotte dans une langueur brumeuse, mais la voix unique de Victoria Legrand parvient toujours à nous séduire, comme les claviers nostalgiques et lancinants qui la sous-tendent. Un petit bijou de 45 minutes dans un écrin de velours (littéralement. La pochette du disque est en velours. Et ça aussi, ça vaut des points).

Here we go magic – Be Small

Sur Be Small, on a un peu l’impression que chaque chanson nous ouvre la porte d’un univers inédit.  On passe avec aisance d’une pop sucrée à des sonorités plus hypnotiques, en passant par des clins d’oeil electro-folk. Ça rappelle Grizzly Bear par-ci, les Beatles par-là. L’ensemble est coloré et respire la bonne humeur, mais la sophistication des compositions fait en sorte que le groupe se distingue sans peine de la masse indie-rock.

Nicolas Godin – Contrepoint

Nicolas Godin, une des moitiés du célèbre duo français Air, a relevé un  audacieux pari avec cet album solo : utiliser les compositions de Bach comme point de départ à un album pop. Il s’est amusé à disséquer les partitions de l’illustre compositeur pour les reconstruire à sa manière, le long de huit trames électro-pop parsemées de touches classiques, tropicales ou plus rock. Le résultat étonne, mais charme au plus haut point.

Lana Del Rey – Honeymoon

Après Ultraviolence, l’un des grands succès de 2014, la belle est déjà de retour avec un album tout aussi sexy et vintage que le précédent, qui nous pousse tout doucement sur le chemin du vice. Et on en redemande!

Chvrches – Every Open Eyes 

Le trio électro-pop écossais nous propose un deuxième album très accrocheur et dansant, où les hits s’enchaînent les uns derrière les autres et où les synthés règnent en maîtres. Le disque parfait pour écouter en préambule à une soirée festive, ou encore en chantant à tue-tête, en faisant le grand ménage de la maison.

Jose Gonzalez – Vestiges and Claws

Difficile de croire qu’il s’agit seulement du troisième album solo en carrière pour le Suédois! Vestiges and Claws poursuit dans la même veine que ses prédécesseurs : un jeu de guitare complexe, une voix sensible tout en douceur, des textes plus évocateurs que narratifs. De l’excellent folk tout en délicatesse et en subtilité, qui laisse une impression d’authenticité.

Jacco Gardner – Hypnophobia

Dans la mouvance de la pop psychédélique qui fait tant d’adeptes ces dernières années, le jeune homme originaire d’Amsterdam se distingue. L’influence des sixties se fait clairement sentir dans les compositions du musicien aux mille talents, qui n’hésite pas à agrémenter ses compositions de sonorités surprenantes et d’instruments rares.  Hypnophobia, s’il est peut-être un peu plus sage et propret que d’autres opus du même acabit, compense largement par une production sans faille et une grande richesse mélodique. On sent qu’on a affaire à un perfectionniste et on a hâte de suivre son évolution!

FKa Twigs – M3LL155X

La Britannique Tahliah Debrett Barnett, une artiste entière et étonnante dans la veine des Sia et Lady Gaga de ce monde, a pris tout le monde par surprise avec ce EP de 5 chansons (le titre se prononce «Melissa», croyez-le ou non), qui s’accompagne d’un long vidéoclip surréaliste de 16 minutes. Les pièces sont hautement complexes, assez pour rabattre le caquet à quiconque nourrirait des préjugés tenaces envers le R&B.

Alabama Shakes – Sound and Color

Difficile de catégoriser cet album. On y flirte parfois avec la soul, parfois avec l’americana, à d’autres moments on plonge à fond dans le R&B. La voix absolument inimitable de la chanteuse Brittany Howard est clairement la principale vedette de ce second album du groupe américain.

The Weeknd – Beauty Behind The Madness

Les sceptiques seront confondus par cet album, qui a plu même aux plus réticents d’entre nous. C’est sombre, un peu tordu, résolument sexy.

Kendrick Lamar – To Pimp a Butterfly

Très attendu dans les sphères du hip-hop, To Pimp a Butterfly est un album d’une créativité hors du commun, qui convie des références musicales variées allant du jazz au funk et propose des textes intelligents et engagés.

Disclosure – Caracal

Vous avez envie de danser? C’est le disque qu’il vous faut. De la house de qualité, bien produite et entraînante à souhait. Petit plus : on retrouve sur l’album une impressionnante liste de collaborateurs d’envergure, tels que Lorde, The Weeknd et Sam Smith.

Tame Impala – Currents

La formation australienne prend un tournant résolument pop sur ce nouvel effort, sans pour autant tourner le dos aux influences psychédéliques qui sont devenues leur marque de commerce. La guitare très rock des opus précédents a cédé le pas à des mélodies accrocheuses, où les synthétiseurs prennent beaucoup d’espace. La piste d’ouverture Let It Happen est particulièrement réjouissante.

BØRNS – Dopamine

Ce jeune homme originaire du Midwest américain, qui nous fait un peu penser à Lorde, mais en version masculine, est une de nos découvertes de l’année. Garret Borns, alias BØRNSoffre une indie pop mâtinée d’accents rock, très accessible, mais pas moins délicieuse. On n’a pas fini d’entendre parler de lui!

Adele – 25

La jeune Britannique fracasse tous les records avec ce nouveau disque, où on retrouve les ingrédients qui ont fait son succès, assaisonnés d’une dose de maturité. Ses prouesses vocales et son émotivité à fleur de peau vous procureront des frissons, c’est garanti!

 

 

ET VOUS, QUEL ALBUM ÉTRANGER  AVEZ-VOUS ÉCOUTÉ ET RÉÉCOUTÉ CETTE ANNÉE?

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  1. Tame Impala
    Florence and the Machine

    Commentaire de Francis

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