10 films pour dire non à l’homophobie

17 mai 2015

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, nous avions décidé de présenter 10 films qui, chacun à leur manière, abordent la question de l’homosexualité.  En dressant cette liste, je me suis aperçue que les LGBT sont encore représentés plutôt timidement au cinéma. Souhaitons qu’avec le temps, il devienne de plus en plus facile de faire une liste de films qui traitent du sujet de façon inspirante.

Happy together de Wong Kar Waï (1997)

Une histoire d’amour entre deux garçons hongkongais qui rêvent de voir une cascade au Brésil. Ils partiront pour l’Amérique latine, s’aimeront, se sépareront pour ensuite se retrouver de nouveau. Celui qui nous a offert l’inoubliable In the mood for love sait filmer l’amour, peu importe que ce soit entre un homme et une femme ou entre deux hommes.

A single man de Tom Ford (2009)

Designer de mode de réputation internationale, Tom Ford se fait remarquer avec cette première (et pour l’instant unique) proposition cinématographique. Colin Firth a reçu plusieurs prix d’interprétation pour son rôle de professeur d’université gay, qui vit un deuil douloureux et discret en 1962.

La vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche (2013)

Palme d’or de 2013, le film relate l’histoire d’amour passionnelle entre Adèle et Emma. Une adaptation réussie (bien que critiquée par certains) du roman graphique Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh.

La cage aux folles de Édouard Molinaro (1978)

L’année de ma naissance est marquée par la sortie de ce premier grand succès commercial mettant en vedettes un couple homosexuel. Renato et Albin marqueront les esprits, pour le meilleur et pour le pire.

Le secret de Brokeback Mountain de Ang Lee (2005)

Cette adaptation de la nouvelle Brokeback Mountain de Annie Proulx présente l’histoire d’amour improbable entre deux cowboys, interprétés avec une grande justesse par Jake Gyllenhaal et le regretté Heath Ledger. Encore ici, ce succès commercial mettant en vedette deux acteurs «bankable» dans des contre-emplois contribue à accroître la visibilité des homosexuels au cinéma.

Les roseaux sauvages d’André Téchiné (1994)

En 1962, dans le Sud-Ouest de la France, François, Maïté et Serge traversent le délicat passage qui mène de l’adolescence à la vie adulte. Sous la chaleur et au son des criquets, c’est avec délicatesse que Téchiné met en scène des chassés-croisés amoureux sur fond de guerre d’Algérie.

Milk de Gus Van Sant (2008)

Le parcours du premier homme politique ouvertement gay au États-Unis: Harvey Milk. Sean Pean est époustouflant de réalisme dans ce long-métrage, qui a permis de faire circuler une histoire trop peu connue du grand public.

CRAZY, Jean-Marc Vallée (2005)

Qui n’a pas vu ce savoureux film ? Portrait d’une cellule familiale québécoise des années 70, le film se concentre sur Zachary, un adolescent en crise identitaire qui le confronte à son père qu’il admire.

Tu n’aimeras point de Haim Tabakman (2009)

À l’instar du film Félix et Meira (de Maxime Giroux) qui présente la relation improbable entre une mère juive hassidique et un non-juif, ce film relate l’histoire d’amour tout aussi surprenante de deux juifs hassidiques à Jérusalem.

My Beautiful launderette de Stephen Frears (1985)

Homosexualité, immigration pakistanaise et thatchérisme sont les ingrédients qui composent ce  film à la fois vrai, drôle et touchant.

Cette liste a été constituée avec l’aide de mes amis Michel, Patrice, François et Mathieu. Quels films y ajouteriez-vous?

Pierre-Anaïs Parent St-Gelais (16 billets)

Pierre-Anaïs est une vraie Saguenéenne. Elle est aussi une véritable cinéphile. Une fois sa Maîtrise en cinéma terminée, elle s'inscrit dans un programme de gestion des arts à la Sorbonne. Depuis son retour au Québec, elle erre dans les grottes du cinéma underground de tous horizons. Elle assume néanmoins son plaisir coupable: écouter en rafales des émissions avec des vampires.