Balade en cinémascope dans New-York et ses quartiers

20 avril 2015

Embarquez pour une balade cinématographique dans New York qui vous en mettra plein la vue et les tympans! Parce que New York, ça se voit, ça s’entend, ça se vit… En grand, en musique, en noir et blanc et en couleurs! En route!

New York, la mythique: Manhattan, Woody Allen, 1979

Véritable déclaration d’amour de Woody Allen, cinéaste devenu lui-même un personnage iconique de cette ville qu’il a filmée et magnifiée, Manhattan est le point de départ de notre ballade cinématographique. Pour son ouverture grandiose servie par la maestria du grand Woody qui s’allie à la musique de l’immense Gershwin, ce film est un incontournable pour les amoureux présents et futurs de la cité insulaire. Aaaaaaahhhh, Manhattan!

New York, la destination: New York-Miami (It happened one night), Frank Capra, 1934

Clin d’oeil à ceux qui sont arrivés dans la Grosse Pomme après un loooong voyage via la route et qui en sont revenus avec des anecdotes à revendre, voici une comédie pétillante et irrésistible de Frank Capra sur le voyage effectué entre New York et Miami… pour finalement revenir à New York… sur le pouce. Un bijou du genre, Oscar du meilleur film en 1935.

New York et ses incontournables: Maman, j’ai encore raté l’avion (Home Alone 2 – Lost in New York), Chris Columbus, 1992

De l’Empire State Building au Madison Square Garden en passant par la Statue de la Liberté, les monuments incontournables pour une visite de New York ne manquent pas! Pour faire un tour d’horizon de ces géants de béton et pour partager en famille la féerie de New York pendant le temps des Fêtes, laissez-vous prendre par la légèreté et le charme désarmant de Macauley Culkin dans Maman, j’ai encore raté l’avion. Un deuxième opus qui – on peut le souligner – prolonge sans faiblir les mésaventures du jeune Kevin McCallister.

New York dans ses quartiers et communautés

À la fois melting pot exemplaire de toutes les vagues d’immigration qui l’ont peuplée et vivace patchwork de quartiers aux cultures bien marquées, New York a son coeur qui s’est formé autour de ces groupes ethniques divers. De décennie en décennie, le coeur de New York bat toujours et encore au rythme de ses différentes communautés, de ses multiples visages. Les films qui suivent sont autant d’invitations à découvrir et à saisir la complexité et l’énergie explosive de la ville, portraits de New York à travers ses quartiers sur grand écran.

Broadway: Coup de feu sur Broadway (Bullets over Broadway), Woody Allen, 1994

S’il est un quartier qui a façonné l’image de New York à l’international, sur la scène et dans les salles obscures, c’est bien Broadway. Quartier des étoiles montantes, des étoiles filantes, des music-halls et des musicals, l’avenue la plus célèbre de la ville est dynamique le jour et s’électrise la nuit. Une promenade dans les pas des vedettes d’hier et d’aujourd’hui s’impose d’elle-même sur cette voie toute en lumières et images. Pour capter l’ambiance survoltée de ce lieu et plonger dans le New York scénique des années 20,  faites-vous plaisir avec Coup de feu sur Broadway.

Le Bronx: Il était une fois le Bronx (A Bronx Tale), Robert de Niro, 1993

Le Bronx est l’un des quartiers de New York à la plus forte personnalité. Résultat d’un mélange ethnique qui a créé pendant de nombreuses décennies de vives tensions entre les différentes communautés, notamment italo-américaine et porto-ricaine, chacune revendiquant sa domination sur le quartier, le Bronx peut encore évoquer un quartier dangereux et risqué à éviter. Pourtant, mis à part quelques exceptions, il est aujourd’hui un quartier à explorer paisiblement tout en revoyant, pour le thrill, les films qui relatent son passé mouvementé. Parmi ceux-ci, en voici un réalisé et joué par l’un des plus célèbres italo-américains : Il était une fois le Bronx par Robert de Niro.

Brooklyn: Brooklyn Boogie, Wayne Wang, 1995

Brooklyn est le quartier le plus peuplé de New York. Avec ses 2,5 millions d’habitants et plus du tiers de ces derniers qui ont moins de 18 ans, sa population multiculturelle (41% d’habitants d’origine européenne, 36% d’Afro-américains, 7% d’Asiatiques et la plus importante communauté pakistanaise du pays) et sa vie artistique, Brooklyn est un vrai élixir d’effervescence euphorisante qui en séduit plus d’un. Le film Brooklyn Boogie donne un portrait de cet esprit du quartier et, si vous en redemandez, n’hésitez pas à visionner l’excellent Smoke du même réalisateur.

Chinatown: Casse-tête chinois, Cédric Klapisch, 2013

Quartier situé dans le sud de l’arrondissement de Manhattan, Chinatown est une enclave ethnique peuplée d’immigrants chinois. Pour une immersion asiatique, sa visite vaut le détour et, pour le clin d’oeil historique, sachez que le seul parc du quartier, Columbus Park, occupe l’emplacement de l’ancien quartier mal famé de Five Points qui, durant le XIXe siècle, était le plus dangereux de New York. En effet, le lieu était alors le siège des combats des différents gangs de la ville tels que décrits dans le film de Martin Scorsese Gangs of New York. Sur un mode plus actuel et pour avoir une idée plus contemporaine de Chinatown, la caméra de Cédric Kaplisch y suit un Romain Duris déboussolé dans Casse-tête chinois.

Harlem: Cotton Club, Francis Ford Coppola, 1984

Harlem a joué un rôle majeur tout au long de l’histoire de New York. Il a longtemps été et demeure encore aujourd’hui un lieu où se concentrent les Afro-américains. Au début du XXe siècle, il fait de New York le principal foyer de la culture afro-américaine avec, notamment, l’émergence et l’âge d’or du jazz que Francis Ford Coppola fait revivre dans le film Cotton Club. Harlem deviendra ensuite l’un des centres de la lutte pour l’égalité des droits civiques et aujourd’hui, après plusieurs décennies de crise et de délabrement qui en faisaient un ghetto à la criminalité élevée, Harlem se transforme en un quartier dynamique et attrayant.

Queens: Do the right thing, Spike Lee,1989

Principalement composé de quartiers abritant classes moyennes et classes aisées avec hôtels, grands parcs et terrains de golf, l’arrondissement de Queens est également réputé pour abriter certains des quartiers les plus pauvres de la ville. Avec cette ambivalence, le réalisateur afro-américain engagé Spike Lee en a fait l’un de ses quartiers de prédilection pour illustrer le racisme réciproque qui oppose les noirs et les blancs. Do the right thing dresse un portrait entre amour et haine de ces communautés mêlées.

Wall Street: American Psycho, Mary Harron, 2000

Situé dans le sud de l’arrondissement de Manhattan, le quartier de Wall Street – du nom de la rue éponyme – abrite la plus importante bourse du monde et a fini, avec le temps, par désigner le monde de la finance new-yorkaise en général. Depuis l’attaque de son plus grand symbole, le World Trade Center, le 11 septembre 2001, New York n’est plus la même. Pourtant, Wall Street, ses professionnels de la finance et ses golden boys vibrent toujours au diapason des fluctuations boursières. Sur écran, le dérapage de l’un de ces jeunes loups de Wall Street (non, pas celui de Jordan Belfort interprété remarquablement par Leonardo Di Caprio dans The Wolf of Wall Street), le fictif Patrick Bateman (prédestination pour le futur rôle de Christian Bale dans Batman?) d’American Psycho.

La fin, ou le début de la balade!
New York, possiblement vôtre: New York, New York, Martin Scorsese, 1977

New York possède et garde l’aura d’un El Dorado moderne. Quand on va à New York, tout semble possible. Pour ceux qui y ont posé leurs bagages et ont pris racine dans la Grosse Pomme, après des trajets rocambolesques ou à l’issue de trajectoires de vie improbables, voici un film inoubliable dont la chanson thème restera à jamais gravée dans l’imaginaire collectif. Prenez cette dernière référence offerte par Martin Scorsese, cinéaste enfant de cette ville multiple et fascinante, comme une invitation à faire vôtre cette cité, New York, New York!

 

Marion Gouiry (13 billets)

Exploratrice des arts, juriste de formation (oups!), spécialisée en droit du vin et de la vigne (gloups!), Marion Gouiry a quitté le pays des vins et des fromages (miam! et re-gloups!), pour tomber en amour avec le Québec. Son pays de toujours: les mots. Les mots écrits, contés, chantés, incarnés, imagés. Elle organise des soirées littéraires, souffle à l'occasion dans ses ruines-babines et poursuit son exploration des arts tout en travaillant chez ICI ARTV.

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