10 questions à Bach, auteure de bande dessinée

11 février 2015

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J’ai découvert Bach lors d’une séance de dédicace de groupe à la librairie Planète BD. Sa personnalité pétillante et pleine d’humour m’ont donné envie de découvrir cette jeune auteure que je ne connaissais pas. Dans son premier album « C’est pas facile d’être une fille » paru chez Mécanique générale, Bach rit de son amour sans limite pour la mode et en particulier les chaussures. Les fashionistas et leurs amis s’y reconnaîtront certainement.

1- Comment êtes-vous devenue auteure de BD? 

J’ai toujours adoré dessiner, et la bande dessinée a toujours été très présente autour de moi. Dans ma famille, on se rendait toutes les semaines à la bibliothèque pour louer beaucoup trop de bandes dessinées (on est cinq enfants… ça donne une idée). C’est la façon dont j’ai appris à lire et à dessiner. Ce sont les blogues et ma page Facebook qui m’ont permis de développer mon style et mon public, avant de me lancer dans la publication imprimée. Je souhaitais travailler avec Jimmy Beaulieu et être éditée chez Mécanique Générale. Comme quoi, rien n’est impossible dans vie!

2- Qu’est-ce qui vous allume dans votre métier?

J’adore faire rire, sourire et faire réfléchir. La bande dessinée me permet de faire tout ça. C’est un médium qui permet de parler de tellement de sujets délicats! C’est ma façon à moi de m’exprimer. J’adore le milieu de la bande dessinée aussi. On dirait que tous les auteurs forment une grande famille.

3- Quelle facette de votre travail vous déplaît ?

C’est long à faire une bande dessinée. Heureusement que ça en vaut le coup!

4- Si vous n’aviez pas de limites,
quelle serait la BD que vous rêveriez de réaliser?

Ça serait une bande dessinée avec de l’impression dorée, quitte à seulement faire la couverture ou le côté des pages ainsi… oui j’aime un peu trop ce qui brille.

5- Ce qui vous inspire?

Je suis une mélomane. Avant de décider de faire mes études en graphisme, j’hésitais beaucoup entre le chant et le dessin. J’écoute toutes sortes de musiques différentes, tout dépendant de mon humeur et de sur quoi je travaille. Par exemple, dans une journée, ça peut passer de Coeur de Pirate à Mozart, de Ella Fitzgerald à Misteur Valaire et de System of a Down jusqu’à Lady Gaga. Ça vous donne une idée. Pour m’inspirer donc, rien de vaut une bonne trame sonore, et des bandes dessinées magnifiques qui nous motivent à nous dépasser. Et Pinterest est mon ami et mon ennemi en même temps.

6- Un album qui vous a marquée?

Habibi de Craig Thompson. Je ne comprends tout simplement pas comment c’est possible de dessiner autant de détails dans une page. C’en est hypnotisant.

7- Un auteur à découvrir?

Pour ceux qui connaissent moins la bande dessinée destinée aux femmes, je vous conseillerais de lire du Margaux Motin. C’est ma plus grande source d’inspiration. Ses dessins sont magnifiques, et elle nous fait mourir de rire avec ses histoires du quotidien et son caractère.

8- Votre blogue BD préféré?

Je suis Laurel sur son blog depuis ses tous débuts. Au départ, je n’étais qu’une jeune adolescente et les blogues commençaient. C’est sans aucun doute mon préféré, car je n’ai jamais arrêté de suivre ses aventures.

9- Si vous aviez un conseil pour un jeune qui rêve de faire la BD
ça serait lequel?

La bande dessinée, ça nécessite beaucoup de travail, de patience et de pratique. Avant d’en arriver à un album de BD, on utilise toute la forêt amazonienne de papier et on essaie mille sortes de crayons différents. Il faut y prendre plaisir, même si la recherche semble interminable. Le métier de bédéiste, est avant tout une passion et un amour de ce médium. Si on oublie ça, aussi bien faire autre chose.

10- La question qu’on ne vous pose jamais,
mais à laquelle vous aimeriez répondre?

« Pensez-vous qu’aimer les souliers et être féministe ne vont pas ensemble? »

Je me fais trop souvent dire en entrevue ou sur ma page Facebook que je suis superficielle et que je réduis l’image de la femme. Un jour je ferai une chronique féministe qui dira que c’est pas parce que tu aimes les souliers, te maquiller et magasiner que tu es une femme soumise et prise dans l’engrenage de l’image de la femme parfaite. J’aime être une femme et être fière de moi. Si ça passe par ma manucure, ben coudonc.

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 | Membre de l’équipe des Bleu de la LIQIBD | Sa fiche sur le site de BD QC

Biographie: Estelle Bachelard, alias Bach, a travaillé comme artiste dans le domaine du jeu vidéo plusieurs années avant de devenir illustratrice à son compte. Elle a été publiée pour la première fois en 2012 dans le collectif Je me souviendrai. Sa page Facebook est suivie par de nombreux fans. C’est armée d’humour, d’un grand sens de l’observation de ses congénères et d’une bonne dose d’autodérision, qu’elle y diffuse régulièrement des bandes dessinées inspirées de son quotidien. Son album « C’est pas facile d’être une fille » est paru en avril dernier chez Mécanique générale. 


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Marie-Loïc Sénamaud (26 billets)

Marie-Loïc Sénamaud est un personnage coloré. Passionnée, elle parle fort, rit beaucoup et bouge sans cesse. Mais donnez-lui du papier et un crayon, elle deviendra sage comme une image. Initiée à la BD avant même de savoir lire, Marie-Loïc a pris à 13 ans la décision de se diriger en arts, après avoir découvert des auteurs comme Régis Loisel et Enki Bilal. À l’emploi d’ARTV depuis les débuts de la chaîne, elle apprécie pleinement la chance qu’elle a de travailler dans un milieu culturel.

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