5 oeuvres d’art public à redécouvrir ce printemps

11 avril 2014

L’arrivée du printemps est synonyme de ménage, de bain de soleil mais surtout de renouveau. C’est aussi l’occasion de redécouvrir notre milieu de vie et de porter attention à des détails qui nous échappent au quotidien ou qui ont été cachés tout l’hiver sous une nappe blanche.

Il y a quelques mois, on vous présentait plusieurs oeuvres d’art public inaugurées en 2013. Chaque année, de nouvelles créations s’ajoutent à celles qui trônent depuis longtemps un peu partout dans la ville. Même si nous les voyons souvent sans réellement les voir, ces oeuvres contribuent grandement à embellir le paysage urbain. Voici donc cinq oeuvres d’art public à redécouvrir avec l’arrivée du beau temps!

Échiquiers sur dalles par Peter Gibson alias Roadsworth, 2007

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Cette oeuvre située en plein coeur de la Place Émilie-Gamelin de Montréal occupe une place de choix dans le paysage visuel du Quartier latin de Montréal. En 2007, l’arrondissement du centre-ville avait approché l’artiste du pochoir Roadsworth, histoire de dynamiser l’espace inoccupé, recouvert par des dalles. Résultat: un échiquier géant qui amuse et réunit les amateurs du jeu d’échecs!

Tango de  Montréal des Industries perdues (Richard Purdy, François Hébert), 2000

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 Crédit photo: Richard Purdy

C’est depuis quatorze années que les mots – tirés du poème Sarazènes (1983) – de l’écrivain Gérald Godin accompagnent chaque matin les habitants de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Inaugurée par les artistes Richard Purdy et François Hébert, cette oeuvre d’art public située derrière le métro Mont-Royal est imposante et vibrante de signification sur plusieurs plans. Elle a été conçue en la mémoire du défunt poète, dont le nom a été attribué à la place qui l’entoure.

« Sept heures et demie  du matin métro de Montréal / C’est plein d’immigrants / Ça se lève de bonne heure / Ce monde là / Le vieux coeur de la ville /Battrait-il donc encore / Grâce à eux / Ce vieux coeur usé de la ville / Avec ses spasmes / Ses embolies / Ses souffles au coeur / Et tous ses défauts / Et tout les raisons du monde qu’il aurait /De s’arrêter / De renoncer. » 

Spirit Of Summer de El Mac, 2011

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Une magnifique murale située dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, à l’est de la rue Christophe Colomb. Réalisée par l’artiste de Los Angeles El Mac, les couleurs sont flamboyantes et nous font languir  jusqu’à l’arrivée prochaine de l’été. 

Mémoire ardente par Gilbert Boyer, 2012

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Crédit photo: Gilbert Boyer
Cette installation de l’artiste Gilbert Boyer est une oeuvre souvenir du 350ème anniversaire de la ville de Montréal (1992). Elle est faite de granit rose et les ouvertures contiennent des réflexions sur les lieux montréalais. L’oeuvre se situait initialement sur la Place Jacques Cartier avant d’être relocalisée en 2012 sur la Promenade piétonne du Marché Bonsecours.

Les leçons singulières (volet 2) par Michel Goulet, 1991

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Crédit Photo: Stephanie de Couto Costa

L’oeuvre a été réalisée dans le cadre du Plan d’action en art public de la Ville de Montréal. Conçue par l’artiste scultpeur Michel Goulet, elle est située à l’intérieur du belvédère, en plein coeur du Parc Lafontaine de Montréal et offre une vue imprenable sur l’ensemble de la place. Certains pourraient considérer la structure comme de simples «chaises de parc», mais il s’agit bel et bien d’une oeuvre d’art!

Quelles oeuvres d’art public croisez-vous régulièrement sur votre chemin?

Marie-Ange Zibi (10 billets)

Marie-Ange est diplômée en journalisme à l'UQAM et ancienne stagiaire à ARTV. Jeune passionnée, elle s'intéresse à l'art sous toutes ses formes.

Vos commentaires

  1. Bonjour Julie,

    Le mot « relocalisation » ne vous plaît peut-être pas, mais ç’en est bel et bien une. Et l’oeuvre n’est pas «apparue silencieusement et sans annonce» vu que cette deuxième inauguration a eu lieu en l’honneur du 370ème anniversaire de la ville de Montréal.
    L’oeuvre a été relocalisée exprès sur la Promenade piétonne face au Marché Bonsecours en 2012 en cet honneur. Initialement, l’oeuvre était sur la PJC en l’honneur du 350ème de la ville. Il s’agit donc bien d’une relocalisation. Je n’ai pas eu vent de la dite polémique qu’il y a eu lors de sa première inauguration, je n’en ai donc tout simplement pas parlé. Et pour la date, j’ai fait exprès d’indiquer 2012 dans ce cas-ci car la photo accompagnant le texte est une photo (prise par la ville de Montréal) au moment de sa deuxième inauguration sur la promenade piétonne face au Marché Bonsecours.

    Commentaire de Marie-Ange Zibi
  2. 1)Mémoire Ardente ne date pas de 2012, comme le dit le titre, mais bien de 1992 2)il n’a pas été relocalisé en tant que tel puisqu’il a été enlevé de la PJC en 1992 à l’automne, suite à des critiques acerbes (notamment de Nathalie Petrowski) et a été ensuite caché dans des entrepôts de la Ville jusqu’en novembre 2012, alors qu’il est apparut silencieusement et sans annonce (peut-être avions-nous toujours peur de Petrowski?). Alors après avoir passé 23 ans en storage, « relocalisation » de la PCJ est un grand mot et votre texte est plus ou moins exact disons.

    Commentaire de Julie Bélanger
  3. La sculpture de fer « Fonte modulaire » de l’artiste Robert Roussil sur la Pointe-du-moulin juste aux côtés du Silo #5, oeuvre qui mérite d’être vue, exemple parfait d’une révolution industrielle.

    Commentaire de ProposMontréal
  4. L’adjectif public s’accorde bel et bien avec le mot art et non le mot oeuvres.

    Commentaire de ARTV
  5. Des oeuvres d’art « public » ou « publiques » ?!!?

    Commentaire de Amélie

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