L’Expérience Mars et Avril

11 octobre 2012

Après sept ans de gestation, les cinéphiles d’ici pourront enfin voir le premier film de science-fiction québécois: Mars et Avril, en salle dès demain et à l’affiche à l’Impérial ce soir dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma.

Le parcours du créateur/combattant Martin Villeneuve dans la production de ce projet visionnaire et ambitieux sera exploré cette fin de semaine dans le documentaire de type « making-of »: L »Expérience Mars & Avril, présenté sur ARTV. En voici un extrait.

 

Pour l’adaptation cinématographique de son photo-roman du même nom, le réalisateur a su très bien s’entourer. Benoît Charest, nommé aux Oscars pour son travail sur « Les tripettes de Belleville », signe la musique. Le légendaire bédéiste belge François Schuite signe la conception visuelle. Paul Ahmarani, Robert Lepage, Jacques Languirand et Caroline Dhavernas (en entrevue ici), quant à eux, donnent vie aux personnages de ce récit d »anticipation singulier ayant comme toile de fond une ville de Montréal aux allures futuristes.

Faire un film de science-fiction pensé, écrit et réalisé en français était un souhait cher au réalisateur. Celui-ci présente son projet comme une fable sur la jeunesse et la vieillesse qui, au passage, s »amuse à explorer de manière presque ésotérique l »alchimie de l »art, ou la relation symbiotique et intime entre l »inspiration, les instrumentistes et les artistes.

À l’occasion du visionnement d »équipe du film, j »ai pu recueillir les commentaires suivants:

« Visuellement et musicalement je suis comblée. J’ai mieux compris l’histoire en film que dans le photo-roman. C’est un film de science-fiction, mais pas classique. Thierry me disait c’est un ovni. Je trouve que c’est un conte philosophique, un film poétique. Maintenant tout leur nettcasino défi sera de trouver leur public qui ne correspond peut être pas au public classique de SF. smileDans le photo-roman c’était encore plus compliqué winkSurtout que j’avais en arrière de moi une rangée complète de designers qui ont travaillé sur les séquences 3D.  J’ai appris quelques anecdotes pas mal intéressantes. Et la musique, j’ai tellement aimé la musique… » smileMarie-Loïc Sénamaud, illustratrice

« En toute honnêteté, je suis partagé. En général, c »est pas mal. Les images de Montréal dans le futur sont magnifiques! Les costumes aussi. Certains décors, comme la clinique, sont pauvres par contre. J »aurais préféré un français parlé plus naturel, plus réaliste. Il y a des bonnes idées, mais je n »ai pas réussi à embarquer dans l »enjeu dramatique du film. »Julien Paré-Sorel, collaborateur du Front Froid

« Wow! Ça vaut la peine juste pour apprécier un Montréal futuriste. »Vladimir De Thézier, collaborateur au Huffington Post Québec

Visionnement d »équipe au cinéma Beaubien