L’été, c’est fait pour jouer…et aller au cinéma!

14 juillet 2011



Parce qu’il fait chaud, parce qu’il pleut, parce qu’on veut voir la vie différemment, parce qu’on fuit la belle-famille venue nous rendre visite pendant deux semaines… Toutes les raisons sont bonnes pour s’asseoir dans une salle de cinéma en été.

Malheureusement, pendant cette période, l’offre cinématographique n’est pas très diversifiée. Le « blockbuster » est roi! Pourtant, quelques petites perles se glissent entre les Attack the Block et les Captain America de ce monde!

Avant qu’il ne disparaisse des écrans, courez vous délecter de Beginners de Mike Mills. Fortement autobiographique, ce film met en scène un homme de 38 ans qui se remémore sa relation avec son père décédé d’un cancer depuis quelques mois. Ce père, au décès de son épouse, avait déclaré son homosexualité et décidé de la vivre pleinement pendant les dernières années de sa vie. Une histoire originale mise en scène avec intelligence. En prime, un trio d’acteurs parfait : Ewan McGregor, Christopher Plummer et Mélanie Laurent.

La Palme d’or 2011 est en ville! The Tree of Life de Terrence Malick est certainement un film à voir… Pourtant, je préfère vous parler d’un petit film au titre similaire qui a d’abord été projeté au Festival du Nouveau Cinéma l’automne dernier avant d’arriver enfin en salle: L’arbre (The Tree). Celle qui avait offert le très joli Depuis qu’Otar est parti... propose un deuxième long métrage tout en subtilité et aux accents poétiques. Ce film met en scène une mère (Charlotte Gainsbourg) et ses quatre enfants alors qu’ils sont confrontés à la mort subite du père. L’énorme figuier qui trône à côté de la maison serait, selon la petite Simone, l’incarnation de son père… En salle depuis le 8 juillet.

Les concepts d’anarchie, de culture punk et de communisme sont réunis dans un même film : Tout ce que j’aime de Jacek Borcuch. En 1981, quatre amis ne vivent que pour la musique dans une Pologne sclérosée par des grèves massives et un gouvernement répressif. Rien de lourd, ça sonne plutôt comme une ode à la liberté. En salle dès le 15 juillet.

Après la Pologne, rendez-vous en Corée du Sud avec le film Poetry de Chang-Dong Lee. Gagnant du prix du Meilleur scénario à Cannes en 2010, ce film met en scène une femme âgée qui décide de suivre des cours de poésie dans la maison de la culture de son quartier. Un tout nouvel univers s’ouvre à elle, pour le meilleur et pour le pire. Je suis impatiente de voir ce film qui promet. En salle dans les prochaines semaines au Cinéma Parallèle à Montréal.

Une dernière suggestion (pour la route !), un film au titre Marylin-Monroesque : Poupoupidou. Jean-Paul Rouve interprète un auteur de polars qui, convaincu d’avoir trouvé l’inspiration pour un nouveau roman, enquête sur le passé de l’effigie du fromage Belle de Jura (!) qui vient de mourir d’une surdose de somnifère. Si le scénario me laisse perplexe, je suis très curieuse de voir ce nouveau film de Gérald Hustache-Mathieu, le réalisateur du très charmant Avril. Il faudra attendre le 26 août.

Et vous ? Quel film attendez-vous cet été ?

Pierre-Anaïs Parent St-Gelais (16 billets)

Pierre-Anaïs est une vraie Saguenéenne. Elle est aussi une véritable cinéphile. Une fois sa Maîtrise en cinéma terminée, elle s'inscrit dans un programme de gestion des arts à la Sorbonne. Depuis son retour au Québec, elle erre dans les grottes du cinéma underground de tous horizons. Elle assume néanmoins son plaisir coupable: écouter en rafales des émissions avec des vampires.

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